Monter sur ses grands chevaux : s'emporter, le prendre de hautSe mettre en colère et parler avec autorité, prétention (1585, Cholières). Monter sur ses grands chevaux, c'est être prêt à se faire faire raison avec l'épée et la lance. On ne montait autrefois sur son grand cheval, ou cheval de bataille, que pour se préparer à un combat à outrance. (J. Le Duchat, Ducatiana, t II, p. 481) Cette explication est a posteriori, car avant monter… on trouve plus normalement les grands chevaux de quelqu'un : «les grands arguments, les grandes raisons». Comme pour monter sur ses ergots (ergo), M. Heron suggère ses grands quevaux (prononciation dialectale), c'est-à-dire : que vaut ?
© 2009 - Illustration : Zelda Zonk - Définitions extraites du Dictionnaire d'expressions et locutions, d'Alain Rey et de Sophie Chantreau


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